J’espère que les Russes aiment aussi leurs enfants

Il y a cet immense dôme de cristal.

Et puis ce long filin d’acier qui pend en balancier.

A son extrémité une faux géante.

Une horde grouillante d’araignées velues, elles escaladent la voûte qui en devient noire.

Dessous une foule compacte, prise au piège, tend les mains, comme on se noie, vers le ciel violenté.

Les bouches sont ouvertes mais le cri est muet.

Soudain la coupole se fend sous la pression en vagues de ces corps oppressés.

Mais toujours le silence et la peur qui deviennent matière.

Et l’air se précipite en une pluie glacée, engluant toutes ces bouches asphyxiées.