de bruit et de silence

Yves Klein Monochrome 272 X 350 ( 1959 )

Un jour à Londres je me suis perdu dans un tableau d’Yves Klein. En me plaçant à bonne distance, de manière à ce que mon empan visuel embrasse totalement la surface de la toile, j’ai eu quelques instants l’impression d’être aspiré vers un paisible infini.

Quand les pavés luisants de la ville endormie invitent à la flânerie.

Et que les bruits épars ne sont plus que paisibles rumeurs.

J’arpente mes souvenirs, marcheur solitaire, somnambule volontaire.

Dans la magie du velours de la nuit… Le trouble surgit.

Me reviennent alors quelques réminiscences de lieux prodigieux que j’eus un jour, peut-être, parcourus.

Car à l’instant je n’en suis plus si sûr.

Ces visions nocturnes, confuses, me font douter de la réalité.

Perché sur mon épaule, mon bon Génie me répète à L’envi:

 » Ah vraiment! La vie n’est-elle pas un enchantement? « 

Conte à dormir debout?

Slava Ukraini !

Techniques mixtes sur papier ( 50 cm X 65 cm )