Aconcagua

Rose tattoo…scarred for life

Panache 3/12/11

Son panache…

C’est tout ce qu’il reste au pauvre Cyrano, lorsqu’il expire dans les bras de Roxane.

Qu’est-ce que le panache?

Un très joli mot d’abord, mais surtout, c’est un idéal.

Une qualité issue de la Chevalerie. Elle n’est pas innée. Elle est faite d’honneur, d’élégance, de courtoisie, de courage, d’humour, d’esprit de sacrifice et de beaucoup de romantisme. Des concepts pour la plupart dépassés, et qu’il est de toutes façons difficile de cultiver aujourd’hui, tant les pressions que nous subissons nous pousseraient vers la magouille, le bling-bling, l’invective, la lâcheté, la dépression, l’égoïsme et la rentabilité.

Phase I fusain et peinture à l’huile

Le panache ça ne sert à rien.

Sauf, peut-être à se tenir droit et fier.

Phase II Tatouage du dessin au stylo à bille

En décembre 2005, pour célébrer les 400 ans du  » Don Quichotte  » de Cervantes, un jeune espagnol gravit l’Aconcagua, juste pour lire un extrait de l’oeuvre.

Le poète fou, épris de Chevalerie est aussi un de mes modèles. ( J’ai enfin l’âge du personnage. )

Cultiver le sentimentalisme à l’excès, l’errance, et même parfois la déraison…J’aime.

Les moulins contre lesquels on peut se battre ne manquent pas.

Un feuillage pour les roses, toujours au stylo à bille.

Les principes utopiques d’un monde beau et bon sont bien ceux vers lesquels il faut aller. Peu importe si l’on n’atteint jamais le but.

Alors, pas facile de trouver un Aconcagua à gravir tous les jours?

Non pas tous les jours, seulement quand on est en forme.

Et tant pis si l’on a l’air raide dans ses bottes, et sûrement, ridicule.

Phase III Aquarelle

Roses tatouées

Techniques mixtes sur papier