Des photos plein le coeur ( I )

Partout dans le monde, chaque jour, des milliers de photos sont prises.

Cependant avec le droit à l’image il est de plus en plus délicat de prendre des  » photos de rue « .

Lors d’une interview le photographe Denis Rouvre, dont j’admire le travail, répondait à la question  » Qu’est-ce qu’une bonne photo?- Une photo qui me parle et qui dure dans le temps. »

Je suis tellement d’accord que j’ai plongé dans mes archives à la recherche des clichés auxquels je suis le plus attaché pour vous dire pourquoi. Et donc le temps de quelques articles, je modifie ma ligne éditoriale.

2009 Jailsamer ( Inde )

Le cliquetis de leurs bracelets de cheville me mit en alerte, apprêtées comme des princesses elles descendaient la rue, visiblement désirant attirer l’attention. C’est ainsi qu’elles m’offrirent ce ravissant quadruple portrait d’enfants rayonnantes. Je pense à elles aujourd’hui comme à de jolies jeunes femmes qu’elles sont sûrement devenues.

2011 Pékin ( Chine )

 » Dis maman, c’est qui le monsieur sur la photo là-bas? « 

Dans les photos de groupes j ‘aime les chorégraphies que les personnages inventent, quand on dirait qu’ils dansent.

2012 La Ciotat ( France )

Ils ont tous involontairement posé pour moi, dans une savante composition parfois.

c’est l’esthétique de ce cliché que j’aime, son graphisme.

2014 Madrid ( Espagne )

Un thème qui m’est cher: La fuite du temps.

Le métronome énorme, les barreaux aux fenêtres, le mouvement de la tête du personnage cependant immobile, comme au garde à vous et cet oeil fixe.

2017 Sousse ( Tunisie )

Comme un pilier qui soutiendrait ce long mur vide.

Le jeu de la découpe de l’ombre et de la lumière et cette perspective étroite débouchant sur la mer que l’on sent tout au fond du décor.

2012 Avignon ( France )

La transformation en pleine rue, du jeune homme marié aux allures de touriste, en artiste, masque de clown ou de tragédien?

La bouche accompagne le geste avec une grande concentration.

2015 Amphawa ( Taïlande )

Comme tous les matins les offrandes ont été nombreuses, la pirogue en est chargée.

Le sourire serein du bonze qui s’en retourne au temple satisfait, La ferveur de la femme agenouillée en prière et l’attitude de la jeune femme indifférente, en arrière plan, qui prend son petit déjeuner.

2012 Istanbul ( Turquie )

Une échoppe minuscule, sur le pas de sa porte, ce drôle de boutiquier coiffé d’une casquette à l’envers et totalement absorbé par sa lecture.

Un passionné de photographie, qui aurait sûrement mille choses à raconter sur l’histoire de sa ville.

2014 Marseille ( France )

L’idée du prêt de chapeau, plutôt originale.

Le graph qui contredit avec humour la lumière crue. 🙂

La composition : Les pieds des tables en A, le mystère des personnages et le chien en arrêt.

2018 Orcières ( France)

Le personnage qui donne l’échelle de cette immensité vierge, sa trace dans la neige et les coulures de l’avalanche.

A suivre si vous le voulez bien.