Céruléenne

En plein jour c’est ainsi que je l’appelai, ce ciel immense: Le champ parfait de ma solitude.

Plus tard, venant étoffer ma rêverie en éclaboussant la profondeur de l’espace céruléen, les ailes grandes déployées, un couple d’oiseaux outremer vint troubler cette fausse quiétude.

C’est alors, qu’ une fois encore, pâle, tremblante, et transfigurée, dans une vapeur dorée, elle m’apparut.

Mais etait-ce bien elle?

C’est bien quand vint le mauve de la nuit qu’enfin je t’ai reconnue. Ah! ce visage perdu.

Sous une pluie d’étoiles quand tu te dessines si claire, si nette, je vois que tendrement tu poses ton regard de jade sur mon coeur engourdi.

Céruléenne

Techniques mixtes sur papier