Vers la lumière

21/10/2012 poème d’automne

Les feuilles en partance, sont encore amarrées

Mais cet écho marin?…C’est leur chahut d’adieu.

Car le vent, si puissant, dans les cimes bruissantes,

Fait frémir la ramure, qui s’affole, haletante.

J’entends aussi, des cieux, la plainte languissante.

Dès midi, c’est le soir, un jour à petit feu.

Cette lumière pâmée des journées mordorées.

L’éclat du ciel décroît en agonie dorée.

Quand on demanda à Matisse pourquoi il n’y avait dans son oeuvre aucune allusion à la seconde guerre mondiale et à son cortège d’abominations, il répondit: » Parce que j’ai toujours préféré les garder pour moi seul, et ne livrer aux autres que la beauté de l’univers et ma joie de peindre.

C’est donc vers la lumière que j’avance.

Lumière d’automne en forêt

Pastels à l’huile sur papier ( 50 cm x 65 cm )