I gotta right to paint the blues.

Quand cela fut-il? Demandes-tu?

Quand ai-je laissé choir l’innocence?

Mais n’est-ce pas elle, plutôt, qui m’abandonna?

Peu importe. Oui, quand le masque est-il tombé? Vraiment je ne m’en souviens plus.

Mais ce qui est sûr, c’est qu’un jour le miroir se brisa.

C’en était fini de la brillance invincible des jours.

Le soleil lui même ne pouvait plus que luire.

Et j’avais toujours désormais un peu froid.

Mais les mille éclats bleutés du miroir brisé, j’ai aussi appris à les aimer.

Les aimer, juste comme ils sont, bien petits, certes, mais parfois si brillants, encore.

Il y a aujourd’hui moins de rouge, moins de jaune et tellement plus de bleu.

Bleu, comme le bleu de ton regard perdu. Restent le bleu du ciel, et aussi celui de la mer, si vastes, et toujours là.

Mais tu sais, j’essaie malgré tout de faire de mon mieux.

Le miroir brisé

techniques mixtes sur papier