La chute d’Icare

Pour avoir trahi son protecteur le roi de Crête, Dédale est enfermé avec son fils Icare dans un labyrinthe qu’il a lui même conçu. Dédale met au point deux paires d’ailes collées avec de la cire et met en garde son fils de ne pas s’élever trop haut pour ne pas que les rayons du soleil fassent fondre la cire. Icare n’écoute pas les recommandations de son père, ses ailes fondent et il meurt à la suite d’une chute vertigineuse dans la mer.

Ce mythe m’a toujours fasciné, et je l’ai souvent traité en dessin et peinture.

La chute d’Icare peut être interprétée comme une mise en garde rappelant le châtiment qui menace les hommes qui font preuve de démesure et de témérité.

Mais d’un point de vue psychanalytique le mythe d’Icare décrit plutôt l’incompréhension, l’incommunicabilité entre le père et le fils.

Le récit insiste sur l’indifférence du père à la chute du fils qui n’a pas su l’empêcher. Icare exprime aussi le désir de liberté et l’émancipation du fils à l’égard du père.

Icare se retrouve seul face au danger. Le père l’a abandonné, il n’a pas su le préparer, le soutenir.

Une fois gravés mes petits personnages peuvent être imprimés autant de fois que je le désire.

Et donc, une variante de plus de la chute d’Icare… 😉

Technique mixte sur papier