Grand Siècle

C’est sûrement l’enfant le plus illustre de la ville, sculpteur, peintre, architecte. Ce créateur complet, a introduit l’art baroque en France. Je pars sur ses traces…à Marseille.
Pierre Puget 1620-1694

Monument dédié à P.Puget au parc Borély…un tantinet prétentieux…Mais bon. Le génial sculpteur aurait affirmé » Le marbre tremble devant moi.  »

Milon de Crotone 1682

Milon athlète invincible à la lutte, veut fendre un arbre avec ses mains; les deux parties du tronc se referment sur ses doigts. Ainsi prisonnier il sera dévoré par les loups. Puget remplace les loups par le lion, animal plus noble.
L’artiste veut symboliser la vanité des efforts humains et le fait de s’engager dans une action téméraire.

La reine Marie Thérèse , épouse de Louis XIV, découvrant l’oeuvre commandée pour Versailles se serait exclamée devant tant de réalisme « Oh! le pauvre homme! » 😉

Une copie en pierre du Milon trône au milieu du cours Etienne D’Orves. L’original en marbre est conservé au Louvre dans la cour…Pierre Puget.

En 1681 Pierre se construit une maison à l’angle de la rue de Rome et la rue de La Palud.

Pour admirer quelques oeuvres de Puget il faut ensuite se rendre au musée des beaux arts au palais longchamp.

Le Faune, étude en terre cuite.

Le Faune, marbre

« Ote-toi de mon soleil! » s’écrie Diogène en direction d’Alexandre le Grand venu lui rendre visite.

Sacré Diogène! cet immense bas relief est conservé au…Louvre. Il ne s’agit là que d’un moulage.

En 1672 Puget dessine le projet d’une halle confié à un maître maçon dénommé également Pierre Puget. 🙂
Ayant au fil des âges subi plusieurs transformations et destinations, le monument a été restauré en 1982. Il a retrouvé sa légèreté et sa transparence.

Il se situe à proximité du cours Belsunce.

Léo Lagrange a dit de cette halle  » C’est le monument le plus Grec de l’antique Phocée, l’air y circule librement et le soleil y joue avec l’ombre de la façon la plus pittoresque. »

Le plus grand titre de gloire de l’architecte reste cependant La Vieille Charité, dans le quartier du Panier où Pierre naquit.

Commencé en 1671 et achevé en 1707, après la mort de Pierre, c’est un ensemble immobilier disposant d’une cour intérieure entourée par un corps de bâtiment à trois étages de galeries superposées.

Au centre, une chapelle avec une coupole ellipsoïde, aboutissement de la recherche architecturale de l’artiste.

Il existe dans la région plusieurs monuments à la gloire de Pierre, le plus étonnant est celui que j’ai découvert récemment sur l’île de Bendor et qui m’a donné l’envie de réaliser ce billet, en fouillant dans mes archives un jour de pluie. 🙂

Bon weekend!