inhumain

Je porte un masque blême, d’une apparente humanité.
Mon regard est vide, plein d’ennui.
Funèbre Carnaval.
Je n’ai plus d’âge, plus de nom.
je ne suis ni mort, ni vivant.
je ne suis plus rien.
Un homme de sable, aveugle et sourd, qui s’efface.
Tout juste une ombre que le diable emporte.
C’est la nuit de l’Ignorance, qui m’a engendré.
Je me nourris de sang, et suis pétri de haine.
Bien vite, je retourne au néant,
laissant derrière moi, l’horreur, des champs de ruines et un chagrin immense.
Aussi profond pourtant, que soit le dégoût que j’inspire,
jamais il ne sera plus grand que celui que j’ai pu éprouver pour moi-même.