Mon année de peinture

Le grain de la toile, que l’on caresse.
La courbe, que l’on suit.
L’onctuosité de la pâte colorée, que l’on éprouve dans sa fermeté…jusqu’à la malaxer.
Un vrai plaisir tactile.
Le parfum de l’Art, celui de la térébenthine, est âcre et têtu, comme celui du rut.
Ici, s’attarder, faire de longs préliminaires.
Là, dévaster le champ nu.
Il faut aussi, choisir un rythme.
Et, si l’on est un peu fat, étaler sa science.
Avec la fascination qui monte, laisser parler les mains, sans peur des coulures.
Pour atteindre, si on la trouve, l’Emotion.
celle que l’on a prise, du bout des doigts, et que l’on donne à voir.

« Peindre comme faire l’Amour » ( publié le 05/04/2011 )

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