Une nuit de satin blanc

Entre Lui et Moi, pour un soir, son ombre à Elle à partager.
Une invocation.
Des larmes, du rire, et le coeur qui s’emballe.
Puis dans la nuit, longtemps après son départ, après bien trop de vin et de chagrin,
le satin blanc de l’insomnie.

Une phrase résonne:
 » Qu’as-tu fait de ses cendres?  »
D’un bord à l’autre de mon grand lit vide, je tangue, il fait si lourd.
Tout se mélange.
Je vois la fureur du monde.
C’est une tête humaine qui a perdu son corps, jetée aux chacals dans le désert.
La mort est partout, omnipotente.
Moi aussi elle me happera.

Le Matin enfin, c’est une délivrance.
Comme tout redevient beau.
Le jour est serein, lumineux comme le premier jour de l’été.
Ah!… La Mer.
La Mère.
Je vais me diluer dans la fraîcheur d’un bain.
Renaissance.
Alors le soleil caresse, et…pardonne à la nuit.

…Coz i loved You.