Amaryllis

Petit à petit, sans même y prendre garde, tu glisses…
Tu voudrais bien crier, mais sur la mer si lisse, cela ne sert à rien.
A perte de vue, l’Océan reste désert et nu.
Point d’amer à l’horizon.
Aucune amarre non plus.
Quant à ton corps, déchu, lui aussi te lâchera bientôt.
La lumière s’enfuit, si vite!
La flamme, chaque jour, s’amenuise.
Elle s’épuise, consumée par cette attente qui n’a ni queue, ni tête.
Tout est si calme, pourtant le navire prend l’eau.
C’est dans ta tête à toi, qu’il y a la tempête.
Narcisse! Tu te noies dans ton miroir.
Alors, écoute la musique.
Oui, écoute encore la musique.
Elle, est toujours la même…Si belle.

Et regarde fleurir l’amaryllis.