La lampe d’Aladin

Quand j’étais enfant, j’imaginais que cet objet magnifique qui trônait chez mes grands-parents paternels était la fameuse lampe magique du conte. Non, ce n’est pas une théière non plus, c’est une aiguière, il s’agit en fait d’un nécessaire pour la toilette des mains. La cuvette est munie d’un couvercle percé, ce qui permet de recueillir l’eau qui a servi à se laver les mains, elle pourra bien encore servir à autre chose. L’élément liquide est bien trop précieux dans le désert saharien pour qu’on n’en perde la moindre goutte.
C’est un cadeau que l’on fit à ma grand-mère paternelle pour la naissance de son fils aîné, mon père. Cet objet est donc entré dans les collections familiales, il y a presque 88 ans. 🙂 C’est un témoin du raffinement et du sens artistique des peuples nomades en Algérie, dans le premier quart du siècle dernier.

Je l’ai lustré ce matin et malgré tous mes efforts, aucun génie n’est apparu…
Mais il brille de mille feux.
Depuis hier j’en suis l’heureux dépositaire.
Ainsi que du coffre Mahorais au merveilleux décor en bois sculpté.
Sur lequel est déposée une dalle en aggloméré d’Aragonite ( variété d’onyx ), ils étaient faits l’un pour l’autre, non ?
Je n’aimais pas le support de la dalle, elle est bien mieux sur le coffre, qui pour le coup est condamné à rester plein de rêves.
J’ai troqué ma salle-à-manger Ikéa en pin, pour un élégant ensemble de style, Louis XV, en merisier, avec plateau de table marqueté et chaises cannées.
Ces objets précieux à plus d’un sens, car si familiers, donnent un éclat particulier à ma demeure, et surtout ils réchauffent mon coeur.