Plage du Prado

Hautes,les vagues.

Blanches,bouillonnantes,énormes et tonnantes,

Elles crachent leur rage sur la plage élimée.

Haut,le soleil malade.

Il délave de sa lumière usée le ciel meuble.

Haut,le vent griffu.

Entêté de chants glacés.

Haut,l’oiseau arrêté.

Les ailes tendues à casser.

Criant le défi de son frémissant équilibre.

Ras,raide et mal planté sur ce sol crissant.

J’offre mon front en buttoir à leur belle violence.