Mon enfant a de la peine.

Quand la fatalité,m’écrase de son omnipotence,

plus rien,subitement,ne me touche.

Je suis alors si loin.

Loin,loin,loin.

Et j’ai le coeur si lourd qu’il en devient dur.

Mais ce soir mon enfant a de la peine.

Seul mon sang est capable de m’émouvoir encore comme cela.

seule ma chair trouve enfin,ce chemin intime,

celui de la vraie compassion.

Sinon,Etranger?Oui,je le suis.

Cela glisse et j’efface les traces.

Et c’est alors,…Que je pense à tous les faibles,

aux enfants en premier,

Mais aussi, à tous les sans voix de par le monde.

Et pour oublier de pleurer,

je rêve de crier,

crier avec tous mes frères humains,

pour faire peur à la Mort.